01.03.2011

L’Espagne en marche…

Lorsque le 23 février 1981, soit quarante-deux ans après la fin de la guerre civile, le colonel Tejero et un groupe de gardes civils pénètrent dans la salle du Congrès (parlement espagnol) au beau milieu de la séance d’investiture du nouveau chef du gouvernement, tirent des coups de feu en l’air et ordonnent aux députés de se coucher sous leurs bancs, l’Espagne retient son souffle. Caméras de télévision et micros de diverses radios sont restés branchés et les téléspectateurs stupéfaits assistent à la scène en direct. La démocratie espagnole à peine vieille de trois ans va-t-elle connaître le sort de la IIe République et, comme elle, céder la place à une dictature militaire ? Le coup d’État, on s’en souvient, échoua et la démocratie sortit renforcée de cet échec. Cette démocratie qui, contre toute attente, succéda à presque quarante ans de dictature franquiste, fut l’aboutissement d’un processus historique et d’une longue évolution des mentalités. C’est à retracer cette marche vers la démocratie, en remontant le cours des siècles jusqu’au règne de l’empereur Charles-Quint, que Jacques Issorel, professeur émérite à l’Université de Perpignan, s’attachera le vendredi 4 mars à 17 h 30 à la Médiathèque de Saint-Cyprien, 1 rue François Arago (proche du stade).

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